"Certes, l’aide alimentaire seule ne permet pas de sortir les personnes de la pauvreté, mais au moins elle continue à offrir un filet de sécurité. Elle permet de se nourrir au quotidien ou de soulager les budgets déficitaires des ménages."

L'ACCOMPAGNEMENT PAR L'ALIMENTATION

Les bénévoles de Vincent de Paul Belgium évitent de faire de la distribution alimentaire, ils préfèrent l’accompagnement par l’alimentation. Ils confectionnent des colis alimentaires, qu’ils apportent chez les personnes en précarité à l’occasion d’une visite ou qu’ils offrent à ceux qui viennent dans leurs accueils de jour.

L’aide alimentaire apportée par Vincent de Paul Belgium reste un accompagnement personnalisé et le moyen d’entrer en relation.

Bénéficier de ces colis de nourriture va de pair avec un travail à la réinsertion, comme lors d’atelier cuisine ou gestion de budget proposés aux accueillis.

Certes, l’aide alimentaire seule ne permet pas de sortir les personnes de la pauvreté, mais au moins elle continue à offrir un filet de sécurité important qu’il faut pouvoir assurer. Elle permet de se nourrir au quotidien ou de soulager les budgets déficitaires des ménages

L’aide alimentaire doit être un vecteur d’échange, d’apprentissage et d’amélioration du quotidien.

 

Une organisation rigoureuse

L’aide alimentaire demande un équipement et une organisation rigoureuse de bout en bout. Nous disposons de plusieurs dépôts alimentaires équipés selon les normes en cours. Elles font à la fois office de centre de distribution ou d’épicerie sociale.   

Un approvisionnement varié

Les sources d’approvisionnement peuvent varier. Une large part des denrées provient de la Fédération des Banques Alimentaires Belges, contre paiement d’une cotisation annuelle pour frais de fonctionnement (entreposage temporaire, tri, transport, les denrées étant elles reçues gracieusement). Nous recevons aussi des dons émanant tant de l’Union Européenne que de petites sociétés, de commerçants ou de particuliers. Mais, dans le souci d’offrir aux familles la possibilité de préparer des repas équilibrés, les centres et les conférences sont souvent amenés à faire des achats complémentaires.

NOURRITURE SAINE

Si les personnes sans domicile fixe sont la petite partie émergée de l’iceberg, nombreux sont ceux qui, par honte ou peur de la stigmatisation, n’osent pas s’insérer dans la longue file devant les restaurants sociaux.
Avec la crise économique et sociale, le quotidien des foyers est de plus en plus tendu et le budget alimentaire en souffre.

Des personnes seules, des familles monoparentales, des chômeurs, des étudiants tombent dans ce que l’on appelle l’insécurité alimentaire.

Ils ne sont pas privés totalement de nourriture mais privés de nourriture de qualité en quantité suffisante. 

Cette insécurité, souvent consécutive à une maladie, un divorce, un chômage, etc., est le début d’un cercle vicieux.

Cette alimentation inadaptée engendre rapidement des problèmes de santé (carences ou obésité), un repli sur soi et un sentiment d’exclusion.

 

ÉPICERIE SOCIALE : FAIRE SES COURSES COMME TOUT LE MONDE

Il ne suffit pas de donner généreusement à celui qui a faim pour qu’il s’en sorte. Pour aider efficacement une personne dans le besoin à sortir de l’assistanat, il faut l’accompagner et la responsabiliser.

C’est de cette idée que sont nées les épiceries solidaires. La personne qui entre dans une épicerie solidaire n’est pas considérée comme un « bénéficiaire » mais comme un « client ».

Elle est accueillie par les bénévoles et profite d’un entretien individuel.

Le but : comprendre quelles sont ses ressources, son histoire, ses dépenses obligatoires, son contexte familial et ses projets afin de lui prodiguer des conseils et une aide adaptée. Cet entretien permet de fixer une somme hebdomadaire maximale que le client pourra dépenser dans l’épicerie solidaire. Les bénévoles insistent ainsi sur le sens du partage avec les autres clients : il s’agit de prendre uniquement ce dont on a besoin pour ne pas priver les autres.

Le client peut y acheter des denrées alimentaires de base et quelques produits de la vie courante (ustensiles, produits d’entretien ou d’hygiène, etc.). Tout y est vendu à environ 10 % de son prix. Accompagné d’un bénévole « vendeur », il fait son marché tout en discutant cuisine et conseils diététiques.

Et n'oublions surtout pas: nos épiceries solidaires luttent contre le gaspillage alimentaire en récupérant des denrées dont la date de péremption est proche ou des invendus auprès des supermarchés et producteurs locaux.